De l’importance de la musique…

(Mikael Stanne de Dark Tranquillity, au Hellfest 2007, pour Metalstorm)

Pour moi, et donc dans ce blog.

La vie est étrange, parfois. Souvent.

La semaine dernière, dans la même journée, un monstre en sommeil – dont je connaissais l’existence – s’est brutalement dévoilé pour me narguer en mode « regarde ce qui arrive bientôt ! » (le genre de truc énorme, certes surmontable, mais qui donne un gros coup de stress), et ensuite un rêve qui se dégradait progressivement en obsession s’est crashé pour de bon.

Rien de dramatique finalement, c’est une bonne chose de se débarrasser des trucs qui vous bouffent (même si c’est douloureux sur le coup). Et ce d’autant plus que l’on fait, la même journée, une super trouvaille. C’est pour cela que je dis que la vie est bizarre. D’une main, tu te prends une torgnole, de l’autre, elle te file une boite d’excellents chocolats.

Parlant de boîtes de chocolats…

La trouvaille, c’était New Noise. Un mag qui fait une couv’ avec Zonal ? Hell yeah ! Comment ai-je fait pour passer à côté si longtemps ? (secret not-so-secret : je décrochais de plus en plus de l’actu musicale, et l’année dernière, avec ses tribulations particulières, ne m’a certes pas aidé).

Donc, déjà, soutenez vos bibliothèques et médiathèques. C’est grâce à celle de Toulouse que j’ai découvert ce mag’. Et oui, je prêche pour ma paroisse, plutôt deux fois qu’une d’ailleurs ! Il paraitrait logique que ce qui m’attire dans ce métier de bibliothécaire est la littérature… Mais pas tant que cela au final. Ne vous méprenez pas, j’adore les livres (j’en écris, ce serait quand même dommage ^^), mais cette volonté de partage en médiathèque est pour moi plus encore liée à la musique (un art absolument indispensable et vital), comme le prouvent les vidéos que je ne me lasse pas de mettre à la fin de chacun de mes billets !

Revenons-en à New Noise. Ils sont du genre à aimer le dernier album de Lux Occulta, petite merveille de noirceur sortie en 2014. C’est bien simple, je n’ai jamais écouté un autre truc qui y ressemble. Leur mélange d’électro, de folk, de musique d’avant-garde, associés à quelques reliquats de leurs origines black metal, est absolument unique. Le tout en polonais (ils sont de là-bas)… ou avec du français dedans, comme ce « Dymy » (« Fumées ») qui cite l’Andromaque de Racine (un autre morceau propose la première moitié de « Contre ! », un poème signé Henri Michaux).

Oui, je vais faire un peu de pub, même s’ils ne couvrent pas tout ce que j’aime et chroniquent des trucs qui ne m’intéressent pas – comme tout mag musical, cela va de soi – New Noise vont de The Young Gods à Deathspell Omega, de Dead Can Dance aux Beastie Boys, de Père Ubu à Abyssal. Bref, tout un éventail de musiques plus ou moins sombres et/ou expérimentales et/ou énervées, dans la lignée d’Obsküre (défunt mag papier, pure player maintenant, ils ont d’ailleurs au moins un chroniqueur commun) et du webzine Guts Of Darkness.

Je parlais de The Young Gods… J’ai aimé ce trio suisse dès que je les ai découverts. Groupe de référence d’un rock industriel et électronique assez barré, flirtant avec le psychédélisme, ils ont expérimenté tout au long de leur carrière (des débuts abrasifs à la collab’ avec Dälek en passant par diverses approches électro, il y a vraiment tout un panel). Data Mirage Tangram est l’un de leurs plus planants à ce jour, et a donné lieu à une excellente tournée l’année dernière (le concert à Toulouse, avec Moodie Black en première partie, était fantastique). Tout l’album est sur Bandcamp

Tant qu’on est dans la musique, je ne peux que reparler de mon MetalStorm de coeur… Février est le mois de nos Awards : pour chaque sous-genre, dix albums sélectionnés par le staff, et tous les membres peuvent voter pour leur préféré dans chaque catégorie. Prévoyez de faire plein de découvertes !

Par exemple, Hath, excellent groupe de death metal technique et assez progressif…

Et pour finir… Ceux qui ont attiré mon oeil vers New Noise, à savoir Zonal.

Zonal, c’est la renaissance de Techno Animal, projet mal-aimé de Justin Broadrick (plein de choses, mais surtout Godflesh), avec encore plus de basses, de lenteur et de pesanteur qu’avant. L’album lui-même (écoutable sur Bandcamp) est coupé en deux ; si la deuxième moitié est purement instrumentale (ce « Black Hole Orbit »… ❤ ), la première moitié est un peu plus minimaliste pour laisser la place à Moor Mother, excellente rappeuse indé au phrasé sombre parfaitement assorti à l’ambiance…

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